Celle qui se tait
Poème écrit en 6h
Sur un tertre rocheux
Une petite chapelle trônait
Le jeune Chien curieux
Dans la nef s'engouffrait
Du porche la douce chaleur
Arrêtait la froideur là dehors
Et à la croisée un bonheur
Irradiait de portes d'or
Derrière le seuil des splendeurs
S’élevait haut des palais de nacre
Fleurissaient des arbres aux mille couleurs
Et des volées d’iridescents monarques
Le Chien devenu trop heureux
D'un air ragaillardi quémanda
Le passage des portes comme un vœu
Son cœur en échange proposa
Attendant un refus
L'Entropie tonna d'un éclair
Le bonheur mourut
Les portes claquèrent
Les beaux palais disparurent
Les monarques éclatèrent
Le froid redevint morsure
La beauté réduite en poussière
Son cœur devint milliards d'échardes
Brillantes d'une douleur brûlante
En une explosion poignardent
Le ciel noir d'étoiles filantes
Seul saint sans culte
Dans la chapelle les années passèrent
Le jeune Chien devint adulte
Amputé de désirs mortifères
Quittant le lieu maudit
Le Chien erra longtemps
Dans les plaines éclaircies
Par la voûte d'astres battants
Inspirations
Dérivations IA



Illustrations IA